BIOGRAPHIE

ABDELHAQ ELYOUSSI

Abdelhaq El Youssi a passé son enfance dans le quartier populaire de Salé. Il découvre, dans les ateliers et usines, les matières premières qu’il utilisera plus tard dans ses réalisations : ferraille, bois, colles, etc. Que voit-il dans un bout de fer tordu ? Un futur visage.

Passionné de création il a soif d’apprendre. Il décide de partir en Afrique noire. Il y rencontre des maîtres qui le formeront. Des rencontres qu’il a faites durant ce périple de six années naîtra son inspiration.

Après six ans d’absence, il revient au Maroc et travaille dans la rue, son territoire de prédilection. C’est dans cet environnement vivant et animé qu’il aime créer plutôt que dans un espace fermé ! Une occasion pour lui de partager avec les passants, de présenter son travail et exprimer ses opinions.

Les projets et expositions s’enchainent. En 2006 il pose ses valises dans la vallée de l’Ourika où il installe son atelier le Savo’Art Fer. Un atelier et une galerie ouverts au public afin d’être au plus près de la population locale et du monde de la rue.

Son travail sur un arbre mort réalisé sur place dans la vallée de Targa a été très remarqué. Figure montante de l’art au Maroc il est sélectionné pour participer à l’exposition de sculptures le long de l’Avenue Mohamed VI de Marrakech pour y réaliser une sculpture animée à base de fer de récupération.

Il a participé également depuis quelques années au festival Awaln’art qui contribue au développement des arts dans l’espace public et se déroule à Marrakech, la ville rouge. Son fer de lance ? Rendre l’art accessible à tous.

Amoureux de la nature, écologiste dans l’âme, il utilise des matériaux de récupération et propose des créations originales inspirées par le monde de l’enfance, l’artisanat africain et surtout ce qu’il appelle très poétiquement «sa légende personnelle».

Sculpteur et peintre il travaille sur les thèmes universels, les masques, les hommes de fer, la magie du geste, les émotions et sur tout ce qui l’inspire dans notre monde.


Partage et amour. Sa rencontre avec un jeune peintre allemand, l’invite à parcourir l’Afrique. Le destin lui fait découvrir le talent d’un artiste malien duquel il apprendra beaucoup. Ses voyages l’inspirent, tout l’inspire : la musique, les cultures, les passants. Adbelhaq El Youssi trouve son inspiration partout, à tout moment.

Ce qui l’intéresse, c’est le « relief ». Celui de la matière, bien sûr, avec laquelle il compose ses pièces mais aussi celui de la rue. Le « performer » ne conçoit l’art qu’en le partageant.

Le processus de création est aléatoire car le fer est dur ; il faut le faire « obéir en douceur ». Parfois, l’idée de départ n’aboutit pas toujours et laisse place à une autre. L’acte de créer implique toujours une surprise. Il séduit de l’Afrique de l’Ouest aux Etats-Unis en passant par l’Europe, les œuvres s’exportent.

Divines, populaires et accessibles, les créations de l’artiste ressemblent aux hommes qui aiment la vie. « L’art est en rapport avec le cœur : plus on donne, plus on reçoit. »



a-propos-de-lartiste